La Femme d’Ali

 

 

 

exhibition view, tipees, instruments

Un trip musical et pictural sous acide

Le second espace consacré à la toute nouvelle série Tipees – l’habitation traditionnelle des amérindiens – présente de gigantesques formats aux tonalités contrastées magnifiques, lumineux, solaires parfois lunaires. Le soleil tape fort dans un paysage désertique presque apocalyptique (Tipees), une tulipe est en fin de vie déshydratées se retrouve courbée tête en bas (Nature morte à la palette rouge), un personnage féminin en robe bleue et blanche aux motifs géométriques – en référence au tableau Robes Simultanées de Sonia Delaunay – a deux bras (mais une main !), regarde une ombre abstraite noire qui semble hurler à plein gosier (Interior with Sonia). Plus

loin, une forme abstraite apparemment un chevalier et une tulipe semblent en pleine conversation confidentielle (The Knight and the Tulip).

Au centre de la salle, micro, guitare et tabouret attendent cette fois la musicienne. Impérieuse mais sans artifice, de cette beauté naturelle qui la rend si magnétique, Aurélie Gravas enchaîne les titres de son album Mad Girls

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Love Songs. Tantôt d’une voix grave de velours aux brisures suaves, tantôt à la tessiture plus aiguë, plus enfantine (Je suis la femme d’Ali ; I love my wife). Les mélodies mélangent le rock psychédélique aux sons incantatoires des indiens d’Amérique. Les paroles hallucinogènes de la chanson Tipees nous plongent dans un road-trip envahi de tipis, d’un seul lion se transformant en centaine de félins, de l’apparition magique d’une femme distribuant des aiguilles. Dans Larva Whale, l’atmosphère du début rappelle un duel de cow-boys sous le soleil. La mélodie lancinante, sensuelle, angoissante semble convoquer les esprits. Le rythme s’accélère dans Kitoko, on y parle d’Apaches, de peaux d’animaux morts, de trappeuse, avec une énergie créée par la répétition rapide de certaines phrases – comme par exemple « Wolves they don’t like dogs » – dans un crescendo à la fois impitoyable et joyeux. Dans I remember, la chanteuse raconte qu’elle se souvient ne plus se souvenir. Avant de comprendre que son amnésie est le résultat de sa propre volonté d’oublier. Elle tape à plusieurs reprises du talon, créant une impressionnante vibration comme pour expier une colère, une incompréhension. Entourée de ses tableaux, l’artiste fait dialoguer son univers musical et pictural absolument tripant tout en gardant une part de mystère qu’il nous est impossible de percer, tant son travail est introspectif. Une exposition incandescente d’une artiste qui sort enfin ses trésors de son tipi.

Mélanie Huchet pour Mu in the city- mars 2020

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Live @ Alice Gallery – Mars 2020

 

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photo: Antoine Reszler, Lausanne, 2018

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photo: Cici Olsson, Bruxelles, 2016

studioview. by Patricia Mathieu

photo: Patricia Mathieu, Bruxelles, 2019

 

CD LA FEMME D'ALI 150 DPI

 

 

Album – Mad Girl’s Love Songs – out on september 2019 – Written by Aurélie Gravas – musical production by luc van Lieshout.

Aurélie Gravas, guitare, voix, kalimba.

Luc van Lieshout, trompette, bugle, harmonica, flûte.

Nicolas Thys, contrebasse.

Christine Verschorren,  backings.

extrait clipe

 

La Femme d’Ali est un projet musical initié par Aurélie Gravas en 2013.

« Geste poétique, où la légèreté se mêle à un certain tragique, à l’inquiétude. Je me suis dis en sortant que c’était là peut-être la plus grande hauteur que nous puissions atteindre à notre époque. Pas de place pour la grande oeuvre, mais chaque instant, chaque geste qui laisse entrevoir les terres d’éternité est une grande offrande, une possibilité de survie. » Henri de Pazzis

La Femme d’Ali est un groupe de musique pop. Les compositions et les textes sont d’Aurélie Gravas. La production musicale est réalisée par Luc van Lieshout.

Aurélie Gravas, guitare, voix, kalimba.

Luc van Lieshout, trompette, bugle, harmonica, flûte.

Nicolas Thys, contrebasse.

Christine Verschorren, électronique, backings.

La Femme d’Ali se produit en quatuor, trio, ou duo.
Les compositions envoûtantes et énigmatiques sont portées par des textes poétiques inspirés par l’univers pictural de la peintre et musicienne Aurélie Gravas. La Femme d’Ali s’est déjà produite sur des scènes musicales ou dans le cadre d’expositions ou d’évènements liés à l’art contemporain.
(Lausanne, Fribourg, Paris, Perpignan, Bruxelles).

 

 

La Femme D’Ali is a pop band.
The compositions and texts are by Aurélie Gravas. The musical production is made by Luc van Lieshout.

Aurélie Gravas, guitar, voice, kalimba.

Luc van Lieshout, trumpet, bugle, harmonica, flute.

Nicolas Thys, double bass.

Christine Verschorren, electronics, backings.

La Femme D’Ali performs as a quartet, trio, or duet. The bewitching and enigmatic compositions are carried by poetic texts inspired by the pictorial universe of the painter and musician Aurélie Gravas. La Femme D’Ali has already performed on musical scenes or at exhibitions or events related to contemporary art. (Lausanne, Friborg, Paris, Perpignan, Brussels).

The members of La Femme D’Ali live in Brussels.

 

TIPEES EXTRAIT

 

Espace 251 Nord – La Comète – solo exhibition: INNER LANDSCAPE – concert: LARVA WHALE avec Louis Evrard à la guitare et électronique, Luc van Lieshout à la trompette, Aurélie Gravas au chant

photos: Isabelle Arthuis

Mai 2018

 

 

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Biennale 09 OH LES BEAUX JOURS – Louvain La Neuve

MILAN – Octobre 2017

MILAN est une fable musicale.

Elle raconte l’histoire de Maybe, une fille qui prend le train pour l’Italie afin de découvrir les fresques de Giotto dont elle ne connaît que les reproductions dans les livres de son école d’art.
Les textes déclamés situent l’action et les lieux. Les chansons donnent la parole à différents personnages mythiques qui accompagnent Maybe dans ses rêveries. Son voyage s’interrompt à Milan, gare de correspondance pour la toscane. Un imprévu obligera Maybe à vivre une réalité qu’elle s’efforce de fuir.

La musique et les textes sont composés par Aurélie Gravas et accompagnés par

Christine Verschorren, création sonore et mixage live

Stephan Dunkelman, création sonore

Jean-Yves Evrard, guitare

Luc Van Lieshout, trompette

La scénographie est réalisée par Isabelle Arthuis. Ses projections  entourent les performeurs et accompagnent la narration.

 

Photos: Isabelle Arthuis

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Teaser du concert

Extrait – MILO

Extrait – STRANGE

images et montage: Isabelle Arthuis

 

Saint -Rémy de Provence- Atelier de Pierre et Robert Droulers

Mai 2017

projections et photographies: Isabelle Arthuis

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images réalisation montage: Isabelle Arthuis

musique, chant: Aurélie Gravas

guitare: Jean-Yves Evrard